L’aluminium est largement utilisé pour son excellent rapport résistance/masse et sa facilité de mise en forme, depuis les châssis automobiles jusqu’aux profils aéronautiques.
Grâce à sa faible dureté, sa bonne conductivité thermique et son aspect naturellement brillant, l’aluminium se prête très bien au marquage permanent.
L’aluminium facilite aussi la traçabilité : codes Datamatrix et QR sont souvent réalisés au marquage laser sur les composants critiques en aéronautique et en médical.
Sa légèreté accroît par ailleurs la demande de marquages robustes et rapides à intégrer sur les lignes de production.
Autant d’atouts font de l’aluminium un matériau fiable et économique pour la traçabilité industrielle.
Le choix de la technologie de marquage de l’aluminium dépend avant tout de l’état de surface, de la dureté de l’alliage, de l’épaisseur et de la sensibilité thermique de la pièce.
État de surface
Dureté et alliage
Epaisseur er rigidité des pièces aluminium
Sensibilité à la chaleur et conductivité thermique
Niveau de contraste
Esthétique et lisibilité
Les critères essentiels à évaluer pour le marquage permanent sur aluminium sont la lisibilité, le contraste et la profondeur recherchée.
Le marquage laser est choisi pour les marquages DataMatrix ECC200, QR, codes-barres 1D et micro-textes grâce à sa finesse, à son contraste sur aluminium brut, anodisé ou usiné, et à sa capacité à reproduire des logos ou pictogrammes complexes.
La micro-percussion est privilégiée pour les marquages profonds et robustes, notamment en fonderie ou en environnements sévères (poussière, chaleur, vibrations), où elle permet d’atteindre des profondeurs de 0,4 à 1 mm.
Le marquage par rayage est retenu lorsque l’esthétique ou la gravure apparente sont prioritaires, par exemple pour les plaques constructeur ou les marquages décoratifs.
Le DataMatrix ECC200 demeure le standard de la traçabilité industrielle : il offre une densité d’information élevée, une bonne tolérance aux défauts et une excellente compatibilité avec l’aluminium, qu’il soit anodisé ou brut.
Le marquage laser génère un contraste net idéal pour la lecture machine, tandis que la micro-percussion crée des points creusés qui restent lisibles même sur des pièces moulées ou des surfaces rugueuses. Ce code est systématiquement exigé dans les dossiers fournisseurs de l’aéronautique et de l’automobile pour assurer la traçabilité unitaire.
Le QR Code, plus visuel et moins dense, est plutôt utilisé pour l’interaction utilisateur et la maintenance (fiches produit, accès cloud). Il se marque très efficacement au laser et de façon satisfaisante en micro-percussion pour les environnements difficiles.
En production, le QR est souvent configuré avec des modules plus grands que ceux d’un DataMatrix afin de garantir une lecture rapide par smartphone/tablette, même à plusieurs dizaines de centimètres.
Les numéros de série, numéros de lot et autres identifiants sont omniprésents sur les châssis, blocs moteurs et pièces usinées, et doivent rester lisibles après usure, nettoyage et contrôles.
Le marquage laser offre un marquage fin et très contrasté — notamment le “laser blanc” sur aluminium anodisé — tandis que la micro-percussion garantit une durabilité maximale dans les environnements poussiéreux, chauds ou soumis aux vibrations.
Le marquage rayage est retenu lorsque l’esthétique ou la profondeur de gravure sont recherchées. Les lignes d’assemblage intègrent souvent des incréments automatiques pour gérer des cadences allant de plusieurs centaines à plusieurs milliers de pièces par jour.
Pour la traçabilité opérationnelle, il est fréquent d’associer un numéro de série lisible à l’œil nu à un code 2D : l’opérateur lit immédiatement le numéro visible, tandis que le scanner vérifie la correspondance avec le DataMatrix ou le QR Code gravé.
Cette double lecture réduit les erreurs et simplifie les opérations de rework ou de rappel produit.
Pour les logos complexes et les pictogrammes réglementaires, le marquage laser fibre est généralement privilégié. Il offre une précision millimétrique et permet de reproduire des détails jusqu’à 300 µm, avec un contraste élevé : marquage “blanc” sur aluminium anodisé ou marquage noir très lisible sur aluminium brut.
Lorsque la fidélité graphique est essentielle — sigles constructeurs, pictogrammes de sécurité, micro-textes — le laser garantit une netteté constante, même sur des éléments de petite taille ou des remplissages fins.
En revanche, pour les surfaces rugueuses (fonderie, pièces brutes) ou lorsqu’un rendu tactile est recherché, la micro-percussion est préférée. Elle produit des logos constitués de points creusés, lisibles même après usinage ou post-traitements.
Le marquage par rayage de l’aluminium est retenu lorsque l’on souhaite une gravure profonde au rendu esthétique distinct, comme sur les plaques ou les éléments décoratifs où la profondeur et l’apparence priment sur la finesse extrême.
Les applications avancées combinent des exigences de précision, de densité d’information et de tenue mécanique. Elles reposent principalement sur la gravure laser fibre pour obtenir des traits fins et un contraste élevé, et sur la micro-percussion lorsque la résistance à l’usure est déterminante.
Concrètement, le laser offre une précision de l’ordre du dixième de millimètre pour les graduations et les textes fins, tandis que la micro-percussion permet d’atteindre des profondeurs de 0,4 à 1 mm pour des repères durablement lisibles sur des pièces structurelles.
Ces approches sont couramment utilisées en aéronautique, dans le médical ou l’électronique, où la traçabilité impose souvent de combiner un DataMatrix ECC200 avec des repères métriques sur une même pièce aluminium.
Le choix technologique de marquage de l’aluminium dépend alors de l’équilibre recherché entre lisibilité optique, résistance mécanique et temps de cycle, qui peut varier de quelques centaines de millisecondes à quelques secondes selon la densité de marquage.
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